La societe civile et le gouvernement dominicain dialoguent sur le Plan national de regularisation
22 fevrier 2014--Vingt-cinq (25) organisations de la societe civile se sont reunies afin de definir leur role dans le cadre du Plan national de regularisation des etrangers en situation irreguliere et de dialoguer avec les entites de l'Etat les 20 et 21 fevrier a Juan Dolio, en Republique dominicaine.

22 fevrier 2014--Vingt-cinq (25) organisations de la societe civile se sont reunies afin de definir leur role dans le cadre du Plan national de regularisation des etrangers en situation irreguliere et de dialoguer avec les entites de l'Etat les 20 et 21 fevrier a Juan Dolio, en Republique dominicaine. L'activite, dans laquelle OBMICA a joue le role de co-organisateur, a permis une rencontre entre des autorites de la Presidence de la Republique, du ministere de l'Interieur et de la Police, de la Direction generale des migrations, du secteur syndical, d'organismes internationaux et d'une solide representation des organisations de la societe civile qui accompagnent les populations migrantes dans differentes regions du pays.
Dans la premiere partie de l'atelier, le representant du ministere de l'Interieur et de la Police - l'instance designee par l'Executif pour l'application du Plan - a passe en revue les aspects centraux du Plan national de regularisation migratoire. De son cote, la representante de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) a expose des exemples de bonnes pratiques avancees dans d'autres pays en matiere de regularisation migratoire. OBMICA a presente des considerations pratiques et strategiques en vue d'integrer une perspective de genre dans la preparation et la mise en oeuvre du plan de regularisation.
A partir du dialogue entre les differentes organisations, quelques lignes d'action ont ete proposees pour assurer une mise en oeuvre effective du Plan national de regularisation, notamment :
1. Garantir que la campagne d'information prevue dans le Plan prevoie divers moyens de diffusion aux niveaux national et local, en respectant les particularites linguistiques et l'accessibilite technologique des groupes vises par le plan, ainsi que des personnes non alphabetisees, des personnes avec un handicap, les differences de genre et la localisation geographique.
2. Promouvoir des mecanismes clairs pour la participation reelle et effective des organisations de la societe civile, y compris des espaces de rencontre intersectoriels avec l'Etat, les associations d'employeurs et les syndicats de travailleurs. Cette promotion de mecanismes doit delimiter les responsabilites des differents acteurs afin de faciliter l'acces aux exigences documentaires et a la demonstration de l'enracinement des personnes visees par le Plan.
3. Veiller a ce que la formation prevue dans le Plan atteigne de facon prioritaire les organisations de la societe civile intervenant aux niveaux local et regional, sur des themes tels que l'application du Plan de regularisation, la veille sociale et le cadre normatif de l'immigration en Republique dominicaine.
4. Orienter une gestion realiste et juste dans la mise en oeuvre du Plan. Realiste en assurant que les exigences documentaires et les couts de demarches necessaires pour acceder a la regularisation soient a la portee des personnes qui demandent cette regularisation, en particulier des femmes cheffes de foyer et travailleuses. Et juste parce que l'Etat doit reconnaitre la validite des documents officiels recus par les migrants pour travailler dans le pays - en particulier dans le secteur sucrier - ainsi que le statut migratoire positif des femmes qui les accompagnaient.
5. Constituer une Plateforme nationale de veille, ou les organisations de la societe civile, les entreprises, les syndicats, les eglises et les groupes de base puissent mener leur travail de suivi et communiquer les avancees et les defis de la mise en oeuvre du Plan national de regularisation aux entites gouvernementales responsables de son execution.
Voir le communique final des organisations participantes.
