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A la rencontre d'Eddy Tejeda

Eddy Tejeda est juriste et specialiste des sciences juridiques, diplome de l'Universidad Iberoamericana (UNIBE), titulaire d'un master en administration internationale et d'un master en droit communautaire europeen (Universite de Paris I), ainsi que d'un diplome superieur en droit international public de l'Universite de Paris II.

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Eddy Tejeda est  juriste, specialiste en sciences juridiques, diplome de l'Universidad Iberoamericana (UNIBE), titulaire d'un master en administration internationale et d'un master en droit communautaire europeen (Universite de Paris I), ainsi que d'un diplome superieur en droit international public de l'Universite de Paris II. Il exerce actuellement les fonctions de coordinateur du programme Migration de la Faculte latino-americaine des sciences sociales, programme Republique dominicaine (FLACSO RD). Il est chercheur associe a l'OBMICA, professeur associe au Cycle d'etudes generales de l'UNIBE et enseignant dans plusieurs cours de l'Institut national des migrations. Il a ete consultant pour plusieurs agences des Nations unies telles que le PNUD, l'OIM et l'UNICEF. Il a ete premier secretaire de l'ambassade de la Republique dominicaine en Haiti en 1998.

  1. Pouvez-vous nous parler d'un projet sur lequel vous travaillez actuellement ou que vous avez mene recemment ?

Mon dernier travail a consiste a coordonner une recherche qualitative pour Participacion Ciudadana avec Tahira Vargas et Ivrance Martine, publiee sous le titre Nager contre la maree : etude sur la traite des personnes dans onze municipalites de la Republique dominicaine, presentee a la Chambre des deputes en 2022 ainsi que dans plusieurs municipalites de l'est, du nord et du sud du pays concernees par le projet.

  1. Qu'est-ce qui vous a paru le plus interessant dans ce projet et comment s'applique-t-il a votre pratique professionnelle ?

L'etude a permis de sensibiliser des acteurs clefs dans la lutte contre ce probleme, aggrave par la pandemie de Covid-19, ainsi qu'a la necessite d'adopter une nouvelle loi prevoyant davantage de ressources pour combattre ce fleau. Sa presentation, ou restitution, dans plusieurs municipalites et provinces concernees reposait sur une approche de recherche-action, comme maniere de contribuer a l'avancement et a l'amelioration des politiques publiques en matiere migratoire et, dans ce cas, de traite des personnes.

  1. Pouvez-vous nous parler de votre experience comme chercheur associe a l'OBMICA ?

 

En tant que chercheur associe a l'OBMICA, j'ai realise plusieurs travaux sur les migrations, par exemple Le droit a la pension non percue (diagnostic sur la pension due aux coupeurs de canne) ; Bilan du PNRE ; L'effet boomerang de l'affaire Yean et Bosico c. Republique dominicaine ; Le tournant vers l'Espagne (impact de la crise economique internationale sur les Dominicains en Espagne, avec la FLACSO) ; et l'etude sur les enfants et adolescents non accompagnes entre Haiti et la Republique dominicaine, avec l'appui technique de l'UNICEF et le soutien financier de l'Union europeenne, realisee en 2018. De cette derniere, je n'oublie jamais le moment ou j'ai demande a un enfant heberge dans un refuge a Dajabon quel etait son plus grand reve, et il m'a repondu : aller a l'ecole. D'ailleurs, mon implication avec l'OBMICA remonte a 2011, lorsque j'ai participe a une equipe de formation de soixante-dix nouveaux membres du Corps specialise de securite frontaliere terrestre (CESFRONT) a Capotillo sur les droits des personnes migrantes. Nous avons travaille sur le risque de traite des enfants et adolescents a la frontiere, aggrave par les sequelles du seisme en Haiti l'annee precedente. L'initiative venait de l'UNICEF, et la photo ci-dessus montre l'equipe de l'OBMICA, accompagnee de la representante de l'UNICEF et du colonel Adames du CESFRONT, aux cotes des jeunes nouvellement formes sur cette thematique.